Conseils pratiques pour circuler à Bali

Comment vous dire que Bali est un grand paradoxe en termes de circulation de la route. L’île est composée essentiellement de rues et petites ruelles étroites qui rejoignent toutes une ou deux artères principales parmi une cinquantaine dont dispose Bali. Sombre la nuit, les rues ont un éclairage très limite (voir inexistante), à part dans les coins les plus fréquentés comme Kuta Beach, là où sont la majeure partie des touristes et des boites de nuit du Sud de l’île.

Ainsi, circuler à Bali nécessite beaucoup d’attentions et de précautions.

Voici quelques infos pratiques avant d’évoquer les moyens de transports à privilégier :
Ici, le sens de la marche est à gauche. La circulation est fluide dans les rues mais pensez à ralentir aux abords des intersections : le croisement se fait… au forcing !

Car oui, à Bali, la théorie est la même que partout dans le monde, mais la pratique ne l’est pas. Les Balinais usent du klaxon pour vous prévenir de leur arrivé mais sans faire attention à vous. La règle d’or est de faire attention à soi même et tout le monde y trouvera son compte.
Ne soyez pas étonné si soudainement vous vous faites doubler par votre gauche, sur un virage aveugle, ou encore vous retrouvez en face à face avec une voiture ou scooter en contre sens (pour les cas les plus rares, mais qui reste cependant très fréquent dans le centre ville). Néanmoins, la vitesse de dépasse rarement les 50 km/h.

Enfin, soyez prudent car il n’y a quasi aucun panneau de circulation sur les routes ! Rappel : Le forcing…

Pour se repérer à Bali, il faut avoir un bon sens d’orientation et surtout une bonne mémoire car ici, les rues principales ont des noms mais ils sont affichés nulle part. Les petites ruelles ne sont connu que par la population locale, c’est-à-dire qu’un Balinais de Kuta serait perdu au milieu de Kuwum par exemple.
Aidez-vous des shops autours de votre logement, de votre travail ou autre, et fixez vous quelques points de repères sur la route. Cependant, toutes les rues/routes se ressemblent. Le décor est pratiquement le même à chaque endroit que vous allez       . Donc attention : on se perd très vite au milieu de nulle part à Bali !
Malgré tout, n’ayez crainte car il y a toujours la possibilité de revenir sur ses pas en demandant son chemin à un balinais qui se fera une joie de vous aider.

Les moyens de transports…

Avant tout, si vous souhaitez conduire, il faut vous munir d’un permis de conduire international. La démarche est gratuite et est à demander en préfecture. Pour que votre permis de conduire international soit valide, il doit être accompagné de votre permis de conduire national à chaque contrôle.

Il y a trois solutions pour se déplacer : la voiture, le taxi ou le scooter.

Bali regorge d’embouteillages. La voiture reste le moyen de déplacement le plus sûr mais il vous fera perdre un temps considérable. De plus, les balinais ont pour habitude d’occuper tout l’espace autour d’eux, c’est-à-dire que vous serez vite coller à des scooters et des voitures pendant que vous roulez et surtout aux feux tricolores. Le risque d’impact est constamment présent.
Enfin, n’oubliez pas que vous roulez à gauche, donc le volant est à droite du véhicule…

Le taxi est un bon moyen de déplacement si vous restez à Bali sur un court terme. L’île est bondée de taxis dans toutes les rues. Néanmoins, dû à l’accroissement du tourisme depuis plusieurs années, les taxis abusent de cette situation en n’utilisant pas leur compteur et réclament des prix parfois 4 à 5 fois plus élevés que le montant normal, que les touristes acceptent par naïveté.
Un course de taxi doit vous coûter au alentour de 30 000, voir 40 000 rupiah (tout dépend du trajet effectué, bien entendu). Vous le savez déjà, à Bali tout se négocie et il ne faut surtout pas hésiter à le faire. Refusez toujours les taxis qui vous demandent de payer en dollars et/ou négociez ceux qui vous demandent 100 000 rupiah la course.
Il existe plusieurs compagnies de taxis : la plus populaire et professionnelle s’appelle BlueBird. Leur nom est marqué sur chaque pare-brise avant des véhicules. Ne tombez pas dans le piège ! Certains taxis clandestins ont volés leur logo et l’affichent aussi sur leur carrosserie. De plus, ils vous klaxonneront dans la rue et s’arrêteront à votre hauteur pour vous emmener avec eux (rappel : le forcing…).
BlueBird est la seule compagnie qui mettra automatiquement son compteur. Voici leur numéro : (0361) 728 200 ou 723 620.

Le scooter est le moyen de déplacement le plus rapide et le plus utilisé à Bali. Le trois/quart des engins mécaniques sur les routes balinaises sont des deux roues. Les prix de locations sont très peu chers : environ 600 000 rupiah, soit 35 euros par mois. Soyez prudent à l’état des routes et redoublez de prudence, les balinais ont l’habitude des embouteillages et de passer à 2 cm de votre scooter. Il vous faudra un temps d’adaptation. Ayez la même attitude qu’eux, et tout se passera bien ; autrement dit, oubliez votre code de la route qui deviendra très vite secondaire au fil du temps… Toutefois, inutile de vous rappeler que le port du casque est obligatoire sous peine de se faire arrêter par la police.

Pour faire le plein d’essence, des petits commerçants sont nombreux à vendre des bouteilles de vodka remplient de gazole. C’est un peu plus chère que d’aller en station service, mais vous pouvez faire votre plein d’essence pour 20 000 rupiah, soit 1,19 euros…

 

Pour conclure, la concentration et la prudence sont les mots clés pour circuler à Bali. Le paradoxe est le suivant : malgré la conduite dangereuse qu’entreprennent les balinais, aucune rayure ni aucun choc n’apparait sur la carrosserie de leurs véhicules. Les accidents sont rares. Un miracle d’un point de vue Européens, une normalité pour les balinais.