Ma première expérience sur l’ile des dieux

Pour mon stage de deuxième année en école de commerce, je me devais d’effectuer un stage de 3 mois à l’étranger. Un jour, alors que je n’avais aucune réponse positive, un ami m’a dit « Bali » et tout de suite, je me suis lancée. J’ai donc cherché sur la base de données de la BBA INSEEC commune aux écoles de Bordeaux et de Lyon, et j’y ai trouvé deux entreprises : Bali Green Surf, un surf shop proposant des leçons de surf et Bali Je t’Aime, une agence de location de villas. Prenant ce stage comme l’opportunité pour moi d’approfondir mes connaissances en communication mais aussi en anglais, j’ai donc opté pour la deuxième proposition, Bali Je t’Aime, qui me paraissait plus sérieuse. En à peine trois mails, c’était bon : j’avais enfin trouvé mon stage ! Je commencerais donc le 5 janvier 2015.

Pendant et avant le vol, je me suis enrichie en connaissances sur cette ile d’Indonésie, un pays que je ne connaissais pas vraiment mais qui me paraissait extraordinaire. Mon ressenti se fut avéré vrai : dès mon arrivée, après 17 heures de vol et presque 3 heures de retard, le cadre était magnifique, déjà de nuit. Chaque matin de cette première semaine, mes réveils furent entre 5h30 et 6h30 : j’avais hâte de quitter l’hôtel et de découvrir ce fabuleux endroit, dont les levers de soleil sont absolument grandioses. Les gens dans les rues sont si gentils ! Ils vous sourient en permanence, vous demandent comment vous allez, d’où vous venez, pour combien de temps vous restez ici, etc … vraiment très différent de la France, soit dit en passant. Après avoir exploré les alentours dans les rues de Seminyak (plage, restaurants et centre commercial), au sud-est de Bali, je me rends à l’agence et évalue le trajet que j’aurais à faire depuis l’hôtel : je n’aurais besoin que de 10, peut-être 15 minutes à pied. Nous étions dimanche, donc celle-ci était fermée, mais j’ai remarqué que les trois quarts des magasins, épiceries et restaurants étaient ouverts ! (oui, encore très différent de la France). Les gens ici vivent sereinement, et cela vous procure immédiatement un sentiment de bien-être et d’apaisement total. C’est inimaginable, cette sensation qu’un tel lieu, dans la plus grande des simplicités, peut vous procurer en si peu de temps. Entre nous, m’étant faite à l’idée qu’il y aurait beaucoup de moustiques, moucherons et araignées, je m’étais blindée de médicaments, sprays et autres crèmes anti-bestioles : les araignées sont quasi-invisibles, et le peu que vous voyez ne vous attaqueront pas. Pour ce qui est des moustiques, à part à la tombée de la nuit et encore, si vous êtes à proximité de rizières ou de lumières, il y en a vraiment beaucoup moins que cela ne puisse paraître. Étonnamment, je me suis adaptée plus rapidement que ce que je n’aurais pu l’imaginer (là encore) aux 30 degrés Celsius quotidiens, du matin au soir.

Ce que j’ai surtout remarqué, et ce, malgré les arnaques dont vous pouvez être victimes (si vous osez marchander, ils n’iront pas plus loin : c’est normal qu’ils tentent, notre couleur de peau fait comme un éclair au milieu de cette foule de bronzage !), que la vie n’est vraiment pas chère ici. J’ai prit comme base que 100.000 Roupies Indonésiennes correspondaient à 6 euros. Là encore, c’est absolument incroyable ! Pour un plat délicieux et copieusement servi en plus d’un café, je paye tous les midis de la semaine 18.000 Rp, soit 1,08 euros : même pas le prix d’un café en France. Tout est comme cela ici : les courses, les vêtements, les verres le soir dans les bars, les repas complets, les leçons de surf, les locations de planches de surf, les locations de scooter mais surtout le gazole pour le scooter (environ 9.000 la bouteille, vous n’avez qu’à vous présenter, indiquer le nombre de bouteilles que vous souhaitez et un des balinais vous les verse, pas de mains sales ou qui empestent le gazole ! Et pour maximum 30.000 Rp, vous avez fait votre plein, soit maximum 1,80 euros), etc. Ah oui, j’ai oublié de vous préciser qu’ici, le scooter est indispensable, et beaucoup plus avantageux que la voiture. En effet, entre les routes à moitié construites, la circulation importante et les travaux permanents, les voitures ont du mal à circuler. Ce fut ma grande peur en arrivant ici, n’ayant jamais touché un scooter de ma vie … Mais on s’y fait très vite, donc il n’y a pas de panique à avoir ! Ce qui est très étrange dans mes premiers pas, c’est que les personnes en deux roues sont jusqu’à trois dessus, avec ou sans casque, y compris avec des bébés. Image typique : le père conduit et la mère est derrière portant le bébé dans ses bras. Les premiers jours, ils paraissent fous en conduisant, mais je me suis vite rendue compte que la circulation était fluide, je n’ai pas encore vu un seul accident avec le nombre de kilomètres que j’ai déjà parcouru lors de mes allers-retours entre Seminyak et Canggu ou encore de mon bureau  jusqu’à la plage.

Je continue d’approfondir mon anglais et je débute la langue indonésienne (ici, vous parlerez l’anglais, l’indonésien et peut-être le français si vous en rencontrez, ce qui est assez probable sachant qu’ils sont entre 3 000 et 4 000 sur l’ile) qui n’est pas aussi compliquée qu’elle n’en parait. Je continue également d’enrichir mes connaissances sur ce pays qui nous est tant inconnu à nous, les occidentaux et plus mes connaissances s’amplifient, plus je me dis que poser un pied dans cette incroyable partie du monde est une parfaite leçon de vie, et qu’elle ferait du bien à beaucoup. J’ai remarqué qu’ici, les indonésiens sont très portés sur la religion (l’hindouisme pour eux, mais j’ai appris qu’il valait mieux croire en un dieu, qu’il soit Bouddha, Jésus-Christ ou Allah, que d’être athée, ils ne comprendraient pas comment nous pouvons vivre sans se rendre compte de la personne grâce à laquelle nous pouvons vivre) : tous les jours, devant les temples, maisons et même magasins, les natifs déposent de petits paniers en osiers remplis de fleurs, de nourriture et d’encens. En me renseignant un peu plus, j’ai donc appris que ces paniers représentent des offrandes, qui sont là pour remercier leur Dieu de pouvoir les faire vivre grâce à l’électricité, l’eau ou encore la nourriture. Ils organisent d’ailleurs très souvent des célébrations pour ces trois sortes d’offrandes, mais aussi toutes autres.

L’émerveillement m’est quotidien sur l’ile des dieux ; ma découverte de Bali s’agrandi alors jusqu’à la zone de Canggu [tchangou], à Batu Bolong Beach et même jusqu’à Echo Beach. Ces deux merveilleux endroits regorgent de bars/restaurants, dans une ambiance chaleureuse et vraiment conviviale ; les serveuses vous accueillent dans un immense respect et se souviennent de vous chaque fois que vous venez (et pourtant ça n’est pas le monde qui manque ici). Voici d’ailleurs l’un de mes premiers couchers de soleil en bord de mer d’Echo Beach, absolument merveilleux :

Bali sunset

Au sujet de mon travail ? Ah mon travail … Mon travail n’a pas commencé le lundi 5 janvier, mais le mardi 6 janvier. Mon supérieur, Gregory Eloy, français qui a lancé son propre business de location de villas de luxe sur Bali en 2006 et homme d’une compréhension et d’une sagesse absolument incroyables, m’a précisé que j’étais là afin d’apprendre un maximum de choses et de faire en sorte que je garde un merveilleux souvenir de ce stage (ce qui est, je vous rassure, vraiment très bien parti !). Après m’avoir présentée à mes 4 collègues de travail, tous des indonésiens d’une sagesse, d’une douceur et d’une discrétion surprenantes, j’en apprends un peu plus sur l’entreprise qui est associée à une deuxième entreprise nommée Les Toits de Bali (lieu qui fera office du bureau où je travaillerais avec l’une des quatre collègues, à Canggu) ; ces deux entreprises constituent donc une SARL ayant réellement une bonne réputation sur Bali, en partenariat avec le groupe Elite Havens, également réputé sur l’ile. Gregory me parle ensuite du travail que j’aurais à faire durant ces trois mois de stage : pour cette première semaine, j’aurais, en m’inspirant des descriptifs anglais des sites de chacune des villas proposées par l’entreprise et du site d’Elite Havens, à rédiger les descriptifs des villas pour Les Toits de Bali en français. J’adore ce que je fais ! Mes horaires sont réellement souples : 9h30-12h30 et 14h00-17h30, du lundi au vendredi. Me voici à ma deuxième semaine, et je suis toute seule au bureau depuis mercredi dernier, Yanti, ma collègue javanaise, étant en vacances ; je me gère donc vraiment, réponds au téléphone et prends les messages à  transmettre chez Bali Je t’Aime ; la confiance dont Gregory m’accorde est vraiment respectable et très agréable. Les semaines suivantes, j’accueillerais les clients à leur villa et occuperais leurs premiers temps dans leur découverte de leur location. Je serais également chargée de prospection : j’aurais à rapporter de nouvelles villas à la compagnie en communiquant par des mails aux managers ou directement aux propriétaires, en organisant des recherches sur internet ou encore en faisant directement du porte à porte (si je n’aurais pas prit rendez-vous). Ce stage promet de m’être réellement enrichissant, autant culturellement que professionnellement. Voici à présent la photo vue de mon bureau, qui représente pour moi un paysage vraiment ressourçant. Encore une leçon de vie pour moi, qui travaille assise dans un bureau où la clime est présente. Les personnes qui travaillent dans les rizières sont debout, le dos replié car ils sont penchés en avant constamment, ils sont vêtus de pantalons et de polos à manches longues et ne font pas de pause, sous un soleil brûlant à 30 degrés Celsius :

the farmer

Clémence Martine

Fait à Canggu
Le 14 janvier 2015